Soulager le prolapsus : comprendre, prévenir et apaiser les symptômes

25 November 2025

Le prolapsus génital, aussi appelé descente d’organes, touche un grand nombre de femmes tout au long de leur vie. Il survient lorsque les organes pelviens — la vessie, l’utérus, le rectum et parfois l’intestin — glissent vers le bas du bassin à cause d’un affaiblissement des muscles et des ligaments du plancher pelvien. Cette pathologie peut apparaître à tout âge, même si elle est plus fréquente après la ménopause, et se manifeste par divers symptômes tels qu’une sensation de boule dans le vagin, des douleurs, une gêne, des troubles urinaires ou digestifs, voire de l’incontinence urinaire.

Les causes sont multiples : accouchements par voie basse, efforts répétés, charge lourde, constipation chronique, fragilité du tissu conjonctif, obésité, chirurgie préalable, facteurs génétiques... Heureusement, plusieurs solutions existent pour mieux vivre cette affection : rééducation, adaptation de l’hygiène de vie, pessaire, suivi médical ou intervention chirurgicale si nécessaire. Des approches complémentaires comme la cryothérapie périnéale offrent également un soutien pour diminuer les sensations de pesanteur et apaiser les tissus.

Cet article complet vous guide pour mieux comprendre le prolapsus, identifier les troubles, connaître les traitements, adopter des gestes protecteurs et découvrir des ressources fiables telles que l’association POP France, fondée par Justine Verney, véritable référence dans l’accompagnement des patientes.

 

Comprendre le prolapsus : mécanismes, symptômes et causes

Qu’est-ce que le prolapsus ?

Le prolapsus correspond au déplacement de l’un ou plusieurs organes du plancher pelvien qui perdent leur place normale et descendent dans la paroi vaginale. Les organes peuvent glisser de manière variable selon les cas, formant parfois un bombement interne, parfois visible à l’orifice vulvaire.

Les principaux types de prolapsus sont :

  • Cystocèle : atteinte de la vessie.
  • Rectocèle : atteinte du rectum.
  • Hystérocèle / prolapsus utérin : atteinte de l’utérus.
  • Urétrocèle : atteinte de l’urètre.

Chaque forme possède des symptômes spécifiques, mais on retrouve souvent une pesanteur, une sensation d’affaissement, des douleurs, ou des troubles urinaires et digestifs.

 

Symptômes les plus courants

Les patientes décrivent fréquemment :

  • Sensation de boule dans le vagin
  • Inconfort ou gêne lors de la marche ou des activités quotidiennes
  • Pesanteur dans le bas du bassin
  • Difficultés à uriner (jet faible, vidange incomplète, miction laborieuse)
  • Selles difficiles à évacuer
  • Incontinence
  • Tensions dans les lombaires ou la zone périnéale
  • Altération de la vie intime

Ces manifestations varient selon les tissus, la mobilité des organes et le degré de descente.

 

Causes et facteurs de risque

Le prolapsus résulte d’une fragilisation progressive des structures de soutien du plancher pelvien. Les principaux facteurs favorisants sont :

  • Accouchement par voie basse
  • Grossesses multiples
  • Constipation chronique
  • Levée répétée de charge
  • Pathologies du tissu conjonctif
  • Surpoids
  • Sédentarité ou, au contraire, activités à impacts élevés
  • Âge avancé et ménopause
  • Chirurgie pelvienne antérieure
  • Prédispositions héréditaires

Un examen clinique effectué par un médecin ou un spécialiste en gynécologie ou urogynécologie est indispensable pour établir le diagnostic et adapter le traitement.

 

Les traitements et solutions existants

Rééducation du plancher pelvien

La rééducation constitue la première approche dans la majorité des cas. Elle vise le renforcement des muscles du plancher pelvien pour soutenir les organes et réduire les symptômes. Elle inclut :

  • Exercices ciblés
  • Techniques respiratoires
  • Travail postural
  • Biofeedback
  • Électrostimulation (selon indication médicale)

La régularité est essentielle pour obtenir une amélioration durable.

 

Pessaire : une solution conservatrice efficace

Le pessaire est un dispositif introduit dans le vagin pour maintenir les organes en place. Il existe différentes formes selon l’anatomie et le degré de prolapsus. Adapté lors d’une consultation, il permet souvent d’éviter ou de retarder une intervention chirurgicale.

 

Chirurgie et intervention chirurgicale

Lorsque la gêne devient significative ou que les solutions conservatrices ne suffisent plus, une chirurgie peut être envisagée. L’opération vise à repositionner les organes, réparer la paroi vaginale, et renforcer les tissus. L’intervention se déroule en clinique ou en service spécialisé, avec une courte hospitalisation dans la plupart des cas.

 

La cryothérapie périnéale : apaiser les pesanteurs et améliorer le transit

La cryothérapie périnéale est particulièrement appréciée pour apaiser les symptômes du prolapsus lorsqu’il n’est pas externalisé. Le froid procure :

  • Une réduction de la pesanteur grâce à la vasoconstriction
  • Un apaisement des tissus inflammés
  • Une diminution de la tension périnéale
  • Un meilleur confort lors de l’évacuation des selles,

Pour gérer les symptômes du prolapsus et prévenir notamment la constipation chronique, un facteur aggravant de la descente d’organes, la cryothérapie périnéale joue un rôle supplémentaire : la fraîcheur appliquée au niveau du périnée réactive les contractions des fibres musculaires de l’intestin, facilitant la propulsion et l’évacuation des selles. Cela contribue à réduire les efforts excessifs, protège le plancher pelvien et améliore le confort intestinal au quotidien.

Cette approche s’inscrit dans un accompagnement global, sans remplacer les soins médicaux. Elle peut être utilisée en complément de la rééducation du plancher pelvien, de l’adaptation du mode de vie et de la prévention des facteurs aggravants pour optimiser le confort et limiter la progression du prolapsus.

 

 

Accompagnement, ressources et hygiène de vie

Adapter son quotidien pour mieux vivre son prolapsus

Certaines habitudes peuvent aider à réduire la pression abdominale et prévenir l’aggravation du prolapsus :

  • Hydratation suffisante et alimentation riche en fibres : boire suffisamment d’eau et consommer des fibres favorise un transit régulier, ce qui évite les efforts excessifs lors de la défécation.
  • Expirer lors d’un effort : lors de la toux, de la montée d’escaliers ou du port de charges, expirer permet de limiter la poussée vers le bas sur le plancher pelvien.
  • Adopter des postures protectrices : certaines positions pour se lever, s’asseoir ou se pencher peuvent réduire la pression sur le périnée.
  • Pratiquer une activité physique douce : la natation, le Pilates adapté ou le yoga périnéal renforcent la tonicité musculaire sans créer de pression excessive.
  • Limiter les impacts et la levée de charges lourdes : éviter les sauts brusques, les courses intenses ou le port de charges trop lourdes permet de protéger le plancher pelvien.
  • Gérer sa respiration : apprendre à contrôler la respiration au quotidien aide à maîtriser la pression interne et à réduire la fatigue du périnée.

 

Association POP France : un soutien précieux

L’association POP France de Justine Verney est une référence pour accompagner les femmes concernées. Elle propose :

  • Informations fiables
  • Groupes de soutien
  • Éducation autour du prolapsus et de ses traitements
  • Visibilité sur une maladie encore taboue

Un soutien essentiel pour ne pas rester seule face aux troubles.

 

Quand consulter ?

Une consultation s’impose en cas de :

  • Apparition d’une boule visible
  • Aggravation des symptômes
  • Troubles urinaires ou digestifs significatifs
  • Douleurs inhabituelles
  • Impact sur la qualité de vie

Le médecin pourra alors confirmer le diagnostic par un toucher vaginal, évaluer l’état des tissus, et proposer le traitement adapté.

Le prolapsus peut être source d’inconfort, de difficultés fonctionnelles et d’atteinte de la qualité de vie, mais il existe aujourd’hui une multitude de solutions pour apaiser les symptômes et reprendre confiance en son corps. Rééducation, hygiène de vie adaptée, gestion du plancher pelvien, pessaire, cryothérapie périnéale ou encore chirurgie : chaque femme peut trouver l’accompagnement qui lui convient, en accord avec son mode de vie et ses besoins.

S’entourer de professionnels formés, s’informer auprès de ressources fiables, et écouter son corps sont les piliers essentiels d’une prise en charge optimale. Avec un suivi adapté et des gestes protecteurs, il est tout à fait possible de stabiliser les symptômes, de réduire la gêne et de vivre plus sereinement au quotidien.

 

FAQ : questions fréquentes sur le prolapsus

Peut-on faire du sport quand on a un prolapsus ?

Oui, de nombreuses activités physiques sont compatibles : marche, Pilates adapté, natation, renforcement doux sans impact. Les sports avec sauts, charges lourdes ou pression abdominale élevée sont à ajuster. L’idée est de préserver le plancher pelvien tout en restant active.

 

Est-ce grave un prolapsus ?

Un prolapsus n’est pas une urgence vitale, mais il peut provoquer une gêne importante et impacter la qualité de vie s’il progresse. La gravité dépend du stade, des symptômes et de l’impact sur les organes pelviens. Une prise en charge précoce aide à éviter l’aggravation et à soulager efficacement les symptômes.

 

Qu’est-ce qui aggrave un prolapsus au quotidien ?

Les facteurs aggravants les plus fréquents sont : la constipation, les poussées répétées aux selles, le port de charge lourde, la toux chronique, certains efforts sportifs et la station debout prolongée. Adapter ces habitudes aide à limiter la gêne.

 

Quels gestes soulagent immédiatement la pesanteur d’un prolapsus ?

Les positions de décharge (allongée, jambes surélevées), la respiration sans poussée, et le froid local peuvent réduire la pesanteur. La cryothérapie périnéale, hors prolapsus externalisé, peut aider à apaiser les tissus et la sensation de pesanteur.

 

Peut-on marcher avec un prolapsus sans l’aggraver ?

Oui, la marche est l’une des activités les plus sûres et bénéfiques. Elle ne majore pas la pression sur les organes pelviens et aide même à réguler le transit, ce qui limite la constipation chronique, un facteur clé d’aggravation.

 

Est-il normal de sentir une boule dans le vagin ?

Non, ce n’est pas considéré comme normal. La sensation d’une boule ou d’une pression dans le vagin peut-être en réalité un signe de prolapsus, qui peut concerner la vessie, l’utérus ou le rectum. L’intensité et la localisation peuvent varier selon le type de prolapsus. Un examen médical est nécessaire pour confirmer le diagnostic et déterminer la meilleure prise en charge.

 

Le prolapsus peut-il provoquer des troubles urinaires ou digestifs ?

Oui. Un prolapsus de la vessie peut entraîner un jet faible ou une vidange incomplète. Une rectocèle peut provoquer des difficultés d’évacuation ou une sensation de blocage. Ces troubles sont fréquents et améliorés par des ajustements du mode de vie.

 

Le prolapsus peut-il disparaître après la rééducation ?

La rééducation du plancher pelvien peut réduire la gêne, améliorer la tenue des organes et limiter la progression, surtout dans les formes légères à modérées. Elle ne “fait pas disparaître” complètement un prolapsus déjà installé, mais peut nettement améliorer les symptômes et la qualité de vie.

 

Un prolapsus peut-il revenir après une chirurgie ?

Oui, une récidive est possible selon la qualité des tissus, l’âge, le mode de vie et certains efforts (charges lourdes, constipation). Après une intervention, des adaptations et un accompagnement peuvent aider à protéger durablement les organes pelviens.


Les informations présentées dans cet article sont à but informatif uniquement. Elles ne remplacent en aucun cas l’avis d’un professionnel de santé. Pour tout problème de santé ou traitement en cours, consultez votre médecin.

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